On sentait bien qu'ils n'avaient pas trop envie d'en parler. Ni de parler tout court, en fait. Comme si c'était plus facile pour eux de chanter. Au point de prétendre que leurs chansons ne parlaient de rien, ou alors de si peu, que rien de tout ce projet n'était vraiment sérieux, du style faites pas attention à nous mais n'oubliez quand même pas qu'on existe. Tout ça sans "s'il vous plaît", faut pas pousser. Pas arrogants, juste timides, ou alors anormalement bien élevés. Je suis devant la porte mais je ne sonne qu'une fois, et encore pas trop fort, ensuite c'est à vous d'ouvrir et de juger si on a trop de boue sous les semelles. Sinon tant pis pour vous, vous ne saurez jamais ce que vous avez loupé. Avec quelque chose à l'intérieur qui bout mais qui n'explosera pas avant que le Marshall soit à 11. Pas punk, ni hardcore ni quoi que ce soit d'aussi provocateur, juste peut-être poil extraterrestres mais guère plus que vous et moi au final, avec des riffs bien de chez nous quoique pas tout à fait… C'est peut-être contagieux, mais c'est vrai que ça n'est pas si facile d'en parler… comment c'était, déjà, cette pub pour ce parfum ? Parce que sinon on peut commencer comme ça : ils s'appellent Disztrait ; une fille (jolie) et trois mecs (des brutes) ; 2 guitares + basse + batterie ; par moments ça rappelle un peu… mais de loin, parce que dès le couplet suivant… non, c'est pas la peine, je préfère vous laisser écouter. A +.